Entries Tagged as ''

Vivant l’Arabe?

Le français a une place de choix dans la blogosphère maghrébine. La quasi-majorité de ses membres a choisi de s’exprimer dans la langue de Molière. Ce qui n’est pas sans provoquer des mécontentements dans des pays où l’Arabe et l’Amazigh sont les langues maternelles.

Pas de doute, l’Arabe perd du terrain du moins sur le net. Pourquoi écrivons-nous en langue française ? Voilà une question qui suscite mille réponses. On peut répondre que c’est un reliquat de l’Histoire et la colonisation. Mais alors comment expliquer que les autochtones du Proche-Orient bloguent majoritairement en arabe ? Peut être c’est une question technique : c’est connu les systèmes informatiques n’aiment pas les caractères non latins. Et l’hébreu ? Et le chinois ? Ils ont été latinisés ces deux là ?

Votre serviteur, ça ne vous a pas échappé, blogue en français. Il pensait que l’écrit n’a pas de langue. Il ne s’est jamais posé la question pourquoi pas en arabe jusqu’à ce qu’on lui la pose.

D’abord c’est la langue que je maîtrise le mieux et qui m’est la moins fatigante à l’écrit. Cela est du certainement à l’influence de mes lectures : depuis l’adolescence je lis habituellement en français. Il était dès lors naturel que je l’utilise quand le désir d’écriture s’est emparé de moi. Ensuite par habitude : dans les débuts d’Internet l’arabe était exclue du tournoi. Lorsqu’on l’a admise à entrer dans la toile c’était trop tard, déjà le clavier qwerty me sort par les trous du nez ! Enfin il y a ce sentiment d’ « écrire contre les miens » sur des sujets difficilement exprimables en arabe. L’acte d’écrire en français se transforme en une tentative d’ « atténuer » mes prises de positions. Ce n’est pas de ma faute si je pense que ma langue maternelle est une langue des interdits et des tabous si bien que pour les contourner je me dois d’utiliser une langue étrangère.

Est-ce que cela fait de moi un « colonisé de la langue des autres » ? Je m’en tamponne le coquillard (qui traduit ?). Mais je vous mentirais si je ne vous dis pas que ça me fait de la peine de voir agonir la langue de Sîbawayh et de mes ancêtres. Heureusement qu’il y a quelques courageux bloggeurs arabophones qui veillent à ce que sa flamme ne vacille pas. Mahckourine.

Inscris…je suis Arabe!

Le poéte palestien mahmoud derwich disait: “Inscris ! Je suis Arabe Le numéro de ma carte : cinquante mille Nombre d’enfants : huit Et le neuvième… arrivera après l’été ! Et te voilà furieux !” Il est arabe,d’acord.. je suis arabe, nous sommes arabes… Mais dans les faits ? -En Syrie : La Syrie octroie des droits assez semblables à ceux des nationaux, mais les Palestiniens n’ont pas de passeport, mais un laisser-passer qui donne des difficultés pour l’obtention des visas. En Cisjordanie : Une partie a un passeport jordanien, bien que vivant en Cisjordanie. D’autres ont un laisser-passer israélien avec la mention de nationalité : indéterminée. Aussi sujet à un renouvellement difficile. Certains ont obtenu un passeport israélien mais renouvelable aussi dans les mêmes conditions. Depuis les accords d’Oslo, les sujets résidant dans les zones A délimitées par les dits accords ont obtenu un passeport palestinien. -En Egypte : Ils y disposent d’un laisser-passer, mais toute sortie de l’Egypte ne leur garantit pas qu’ils pourront y retourner. Les habitants de la Bande de Gaza ont, jusqu’aux accords d’Oslo, bénéficié de ce laisser-passer. Mais là aussi leurs droits, pour ceux résidant en Egypte sont très limités. Il y a d’ailleurs peu de Palestiniens en Egypte par rapport aux autres pays.

Source : france-palestine.org

Droles de medias au Maghreb

La radio Sawa comme la plateforme Magharebia.com (qui plagieé souvent nos articles sans mentionner la source), je viens d’apprendre qu’ils sont deux outils mediatiques pour séduire les arabes …les Maghrebins captent à Rabat et à alger une nouvelle radio en modulation de fréquence: SAWA. Le mot signifie en arabe «ensemble» ou «unis». C’est une entreprise marikaine ya wlidi qui vise à relooker une image bien machi m’lih dans le monde arabe. Occupés depuis plusieurs décennies à servir leurs intérets, les ricains étaient peu regardants sur la manière et se souciaient peu des sensibilités des peuples. Chez les Arbis, l’antiaméricanisme fut nourri autant par l’alliance avec des régimes autoritaires ou militaires que par le soutien inconditionnel apporté aux certains.
Ecouter idaàte sawa

La schisophrenie de la jeunesse Tunisienne

voici des extraits de l’article « Chouchoutés et encadrés » paru sur jeune Afrique n°2332 écrit par Mr Samy Ghorbal !

Matérialistes, individualistes, les jeunes Tunisiens sont aussi largement dépolitisés. Derrière les signes d’embourgeoisement percent toutefois de nombreuses inquiétudes.
« Ce qui caractérise la jeunesse d’aujourd’hui ? La frime et le fric. Notre génération est matérialiste, obsédée par l’argent, ou plutôt par les signes extérieurs de richesse, symboles de la réussite sociale. Et elle a oublié ce que penser veut dire. » Haythem, 24 ans, coupe rasta, est étudiant à l’École des beaux-arts. Attablé avec un groupe d’amis dans un café branché de Hay Nasr, un des nouveaux quartiers de Tunis, il ne veut pas trop s’étendre sur le sujet. Trop délicat. Car, après tout, les jeunes sont aussi ce que la société a fait d’eux. Mais, en peu de mots, il a appuyé là où ça fait mal.
Matérialistes, opportunistes, les jeunes seraient aussi très largement dépolitisés. Vrai ou faux ? Difficile de trancher, car la tentation est grande de comparer entre des époques qui ne sont pas comparables, et en faisant abstraction de contextes profondément différents. Si dépolitisation il y a, elle touche la société tunisienne dans son ensemble, et les jeunes, évidemment, ne font pas exception. Le débat politique tunisien, « strictement encadré », est d’une surprenante pauvreté, sur le fond comme sur la forme. La demande de liberté politique a globalement diminué.
Il n’y a pas qu’au Maroc que sévit le phénomène des diplômés-chômeurs. Il se manifeste aussi en Tunisie, où 20 000 diplômés du supérieur sont officiellement sans emploi. Le pays a connu ces vingt-cinq dernières années une véritable révolution, avec la scolarisation massive, la progression spectaculaire de l’enseignement universitaire, la construction de centaines d’établissements et d’instituts d’études supérieures. La part du budget de l’État consacrée à l’éducation varie entre 17 % et 25 %. Un effort colossal et payant : le nombre d’étudiants s’établit maintenant aux alentours de 300 000. Il a doublé depuis 1998. Et les filles, avec 53,3 % des effectifs, sont devenues majoritaires dans l’enseignement supérieur.
Certaines filières ont été épargnées par le phénomène, en particulier les disciplines scientifiques et la médecine, un pôle d’excellence, où, efficacité oblige, les cours restent dispensés dans la langue de Molière. Même ces étudiants privilégiés éprouvent des difficultés à se faire une place au soleil. Sur les six cents médecins qui quittent chaque année les bancs de la faculté, un quart seulement feront carrière à l’hôpital.
À bien des égards, la jeunesse tunisienne semble comme frappée de schizophrénie culturelle. Elle est affectée, en profondeur, par deux évolutions parallèles et contradictoires. Elle est à la fois plus libérée et plus conservatrice. Plus libérée, car on assiste, chez une fraction des jeunes, à une prise de distance de plus en plus marquée par rapport à la religion, et plus généralement aux règles de la bienséance en pays islamique : audaces vestimentaires et comportementales, consommation d’alcool, permissivité sexuelle. Des symptômes d’une occidentalisation accélérée du pays. Mais, à côté de cela, le retour du sentiment religieux et des valeurs conservatrices, peu ou prou liées au référent arabo-musulman, est également manifeste. La réapparition du voile, le regain de religiosité, la tentation du repli identitaire, le souci exagéré des convenances : autant d’éléments qui trahissent un mouvement de « réorientalisation » alimenté, en partie, par les télévisions arabes par satellite, très regardées, et qui ont supplanté les chaînes françaises ou italiennes dans le coeur des téléspectateurs. Avoir 20 ans à Tunis ? C’est être à la fois les enfants de M6 et ceux d’Al-Jazira. De quoi y perdre son latin.

Personnellement je trouve l’article assez intéressant quoiqu’il est destiné pour les européens qui ignorent notre réalité nationale. je crois que cet état témoigne de la schizophrénie de notre jeunesse a cheval entre l’orient et l’occident, le sud et le nord, le conservatisme et le libéralisme…une jeunesse puritaine et émancipée à la fois, une situation à faire perdre son arabe et son français!
je me demande combien de temps encore nous faudrait il pour trouver notre propre identité Tunisienne et maghrébine!
le chemin est encore long, mais vu la qualité qui se dégage de la blogosphére maghrébine ça me redonne confiance dans notre avenir

Alger: Sam Blog Censuré

Sam BloG est la seule émission à la radio algerienne qui parle de blogs. Samir nous fait part dans cette émission de son Alger Intime, à la manière des blogs. Depuis la création de cette émission et la mise en ligne du blog l’accompagnant, nombreux et nombreuses algérienEs ont passer le cap de créer leur blog et dieu que certainEs sont interessant-es..Tout ça grace aussi à Sam de la radio Chaine 3.

Mais voilà qu’on apprend que l’emission a été arrêtée de diffusion à partir de cette semaine. La direction a considérée le contenu “subversif” et “dépravant” ! C’est dire que là encore toutes les limites et atteintes au droit d’expression ont été dépassées, dans l’Algérie des militaro-Conservateurs.

Moi je pense que l’Algérie de la censure a encore frappée et les conservateurs qui continuent à penser pour nous et à très mal gerer notre pays continuent de nous priver de nos droits les plus fondamentaux.
Appellons donc la direction de la radio Alger Chaine 3 à revoir leur décision. Cette émission ne fait aucun mal et contribue énormément à developper la blogosphère algérienne déjà en souffrance.

Pour soutenir Sam, aller lui laisser un petit commentaire sur son blog, le directeur de la chaine 3 consultera surement tous nos commentaires, en espérant qu’il retiendra tous nos messages de soutien à Sam BloG

11th TUNISIAN MEETUP

fidele a ses habitude, la blogosphére Tunisienne vient d’organiser son onzieme meetup de suite au moins de 8 mois et comme d’habitude ce fut un franc succés!

La rencontre s’est déroulé du coté de Latina, Les berges du Lac, l’espace nous a meme gracieusement offert nos boissons. voici une revue de blogs concernant cet evennement!

voir la galerie photo by Mouse hunter

Speaking louder by marouen

It was a nice evening as usual full of funny topics and a lot of laughs like in all the meetups I’ve attended until now. But to avoid repeating what other bloggers said already, I will choose other topics. I’ll start by saying that this meetup was the first one to be sponsored by the owner of the restaurant. And it was even his idea when I explained him this phenomenon of bloggers meetups. He was so kind to invite us and offer us the drinks.

Salsa by Troubadour

Momento special en es meet-up…gracias Dib’s..j’ai choisi ces photos parcequ’on n’y voit pas que je danse comme un pied:)
merci pour tous les presents pour leur sourire et d’avoir fait de ce meetup un big success!

After the 11th meet up By subzero

The meetup was held at Latina Cafe/Restaurant in Les Berges du Lac. Turnout was pretty good for this meetup with 18 people showing up.
I’d like to thank Latina for their hospitality, for offering us free drinks and being so nice to us all.

Among the bloggers present, we had two guests: Mahesh Shantaram and a Tunisian friend of his, they both study professional photography in Paris, France.
It was great meeting him after the emails we exchanged before his trip to Tunisia. I hope we get to meet again soon.

The 11th Tunisian Bloggers meetup By Karim

As usual we were there, a band of ordinary bloggers Me, aquacool, subzero, staka, troubadour, Tom, adib , infinity, marwen, foufa, mouchekes,houssem, gattuso, ex-blonde, Orchea.

The Latina was an excellent cafe with Salsa inside, they were a charming trainer and everybody was dancing, the Wifi is free and in the air, the drinks were soft and the prices was even reasonable, the only problem is that I’ve spent one hour and half to find it, it’s unknown by taxis and walkers, and I haven’t noticed the plan, anyway I was there a little bit late, but I did it.
As adib was there and as they were getting salsa dancing, we haven’t talk too much, I have tried to get the attention of the bloggers to tell them four points :

- What do they think about Blogging conferences ? and who wants to come in ?
- The SMS sponsorship of blogs (that everybody denied lately).
- The next meetup in Zaghouan.
- The 4th ???

The 11th meetup By Foufa

Aujourdh’hui c’était le 11éme meetup qui est mon 2éme à moi. C’était trés sympa, bonne ambiance, da la salsa comme musique et adib comme magnifique danseur :-b…Il y’avait du monde comme notre habitué subzero et sa charmante femme aquacool,gattuso, marwan avec qui on a bien parlé et rigolé un bon coup, Brain fort sympathique avec qui j’ai passé un agréable moment, pleins d’autres et bien sur un fabuleux Tom aussi dynamique, drôle et adorable que d’habitude, j’ai passé un excellent moment avec lui ,sauf un ptit désagréable quart d’heure(enfin je me comprends).. Au fait j’ai un sens de l’observation irrévocable surtout si ce que je regarde m’attire, dans le sens où c’est agréable à regarder, plaisant, des fois drôles et rigolos , d’autres tristes etc .. et

11 th tunisian meetup by TOM

on a comme d’habitude passe d’agreables moments, du delires, de rires, de reflexions et d’echanges d’opinions Adib nous a longuemnt parler de la grippe aviaire …Mouse nous a propose que le next meetup soit a Zaghouen …j’ai eu une longue discussion avec ex-blonde autour de la litterature et des differents choix/courants litteraires ainsi que nos preferances/critiques, brain et foufa nous ont rejoint a la fin pour approuver quelques idees.j’ai eu aussi une sympatique discussion avec l’indien Mahesh Shantaram a propos de blornalisme (blog+jounralism) , d’IT et de quelques opinions divers.sans oublier bien sure les danses “sensuelles” de Adib et mes discussions avec les autres.le meetup n’a pas trop dure (on a rentrer vers 20h30), Il n’etait pas trop phenomenal compare aux precedants, mais il etait assez calme,syampatique et surtout leger :)

Trois Hommes et un destin…

Lu chez le mythe

Pour un monde meilleur

Né le 13 mars 1912 à Alger, Mohamed Khider est issu d’une famille modeste originaire de Biskra. Il milite très tôt en faveur de l’indépendance. Libéré en 1962, Mohamed Khider soutient Ben Bella et devient Secrétaire général et trésorier du FLN. Suite à des divergences apparues en 1963 avec Ben Bella. Il garde par devers lui les fonds du FLN. Il déclare aussi son opposition au régime de Boumediene en 1965. Le 4 janvier 1967, en Espagne, à Madrid, sous le régime du colonel Houari Boumediene, Mohamed Khider est assassiné par la police politique (les services spéciaux algériens). Le tueur serait d’après Hocine Aït Ahmed un certain Youcef Dakhmouche.

Né en 1914 aux Iles Kerkennah, au large Sfax. Farhat Hached était de famille pauvre.
Après l’arrestation des dirigeants nationalistes et leur éviction du gouvernement, Ferhat Hached est assassiné par les terroristes de “la Main Rouge”. Il dirigeait l’UGTT, le syndicat sur lequel s’appuyait Bourguiba et le Néo Destour.

Né en 1920 à Rabat dans une famille de petits fonctionnaires, Mehdi Ben Barka, professeur de mathématiques, fonde, en 1950, l’Union nationale des forces populaires (UNFP), principal parti de gauche opposé au régime. Exilé, il est condamné à mort par contumace en 1963 pour avoir pris position en faveur de l’Algérie contre le Maroc. Chargé d’organiser la participation des mouvements révolutionnaires du Tiers-monde à la conférence tricontinentale qui doit se réunir à La Havane prévue en 1966. Mais il est enlevé à Paris, le 29 octobre 1965, par des policiers français travaillant pour le compte du général Oufkir, chef de la police marocaine. Il a sans doute été assassiné dans les jours qui suivirent son enlèvement.

Voilà l’histoire de trois hommes et un seul destin
Comme disait jacques beauregard dans mon nom est personne :

Un vrai héro est un héro mort.
A qui profite ces crimes ?
et l’espoir d’un Maghreb unis en paix.